Les élèves

En 1937, on constatait que 66% des jeunes garçons quittaient l'école primaire avant la 5ème année du cours et 83% avant la 6ème. (Louis Perron)

N'est-il pas lamentable de constater comme l'instruction des garçons est parfois négligée? on les retient d'aller en classe sous tous les prétextes. Ces jeunes gens se livrent aux travaux de la ferme, s'en vont aux chantiers dans le bois. Ils oublient les rudiments qu'ils ont appris au point que bientôt ils n'ont plus le goût de lire... Leur intelligence s'atrophie, leur jugement reste étroit. ( Épiscopat de la province, 1937)

Quand j'arrivais à l'école après un parcours de 4 milles en voiture, ça demandait du courage à tout le monde et surtout l'hiver où il fallait braver les tempêtes et s'emmitoufler. Avec mes élèves, assis en rond autour du poêle, on faisait oralement de la révision: des "tables" de calcul mental, de l'épellation, de la conjugaison de verbes, de l'histoire du Canada ainsi que la géographie. J'étais toujours surprises de l'intérêt que portaient les élèves. (Pont-Rouge, Lucienne Hardy)

Je me la remémore parfois attisant le feu du poêle à deux ponts qui ne réussissait pas assez vite à dégeler les petits qui l'entouraient et dont elle prenait les petites mains dans les siennes pour les réchauffer de son haleine. (Vénérande Douville-Veillet)

On faisait pleurer souvent la maîtresse, ça a pas de bon sens. Il y avait des durs, des roughs. Elle nous battait avec une règle en bois franc de 16 pouces de long et d'un pouce de large. Elle nous faisait mettre à genoux à côté de son bureau pour nous frapper dans les mains. Une fois, elle a battu un rough sur les fesses. Il portait des culottes d'étoffe grossière et la poussière sortait. On a tellement ri! (Beauce, A. Lessard)

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