Une journée à la cabane à sucre
Une journée à la cabane à sucre offre toutes sortes d'activités et de gâteries, mais c'est surtout l'occasion de se renseigner
sur des traditions typiquement
québécoises.
Il y a de nombreuses érablières dans la province de Québec. Au printemps, quand la neige fond, une eau très sucrée monte dans les érables.
C'est avec cette sève que l'on peut faire de délicieux produits.

Avec un vilebrequin ou une perceuse, l'acériculteur perce un petit trou dans l'écorce des érables,
y enfonce un chalumeau auquel il accrochait autrefois un baquet . De nos jours, c'est une chaudière.
Elle se remplit de sève sucrée qui coule de l'arbre, goutte à goutte.
L'acériculteur ramasse toute cette eau dans un tonneau.
Un gros traîneau tiré par un cheval ou un tracteur
transporte le précieux liquide jusqu'à la cabane.
Dans les érablières plus modernes, plusieurs tuyaux de plastique sont reliés et l'eau d'érable coule jusqu'à un
grand réservoir situé près de la cabane à sucre.
Cette eau est ensuite bouillie très fort et très longtemps dans
d'immenses bouilloires placées sur un poêle très long.
Une grande partie de l'eau s'évapore.
Le liquide se condense et s'épaissit pour devenir du sirop d'érable,
de la tire, du sucre mou puis du sucre dur, selon le temps de cuisson plus ou moins long.
À l'intérieur de la cabane,
un feu de bois d'érable chauffe les énormes bouilloires. Ça sent très bon et c'est beau cette grosse vapeur qui s'échappe
à l'extérieur par une immense lucarne!
Dans un coin, il y a la cordée de bois sec et le grand tisonnier.

Après le dîner qui se termine par la trempette, il y a la fête à la tire tant attendue. Avec l'épuisette,
le sucrier étale de la belle tire dorée sur la neige.
Chacun des invités en recueille un peu sur sa palette
et s'en régale.
Quand on revient à la maison , on est très content et on a plein de choses à raconter. Vivent les produits de l'érable:
sirop, tire, sucre! Ils sont savoureux, seuls ou avec du pain, sur des crêpes ou du gâteau.
