|
Les Amérindiens et les pionniers entaillaient
les érables au tomahawk ou à la hache.
Aux environs de 1800, l'habitant continua
à entailler les arbres à la hache. Armé
d'une gouge, il fichait au-dessous de l'entaille
une petite goutterelle de bois.
|
|
Par la suite, le vilebrequin fut couramment
utilisé jusque vers 1960. L'acériculteur perce un petit trou dans l'écorce
des érables, y enfonce un chalumeau auquel
il accrochait autrefois un baquet.
De nos jours,
c'est une chaudière. Elle se remplit de sève sucrée
qui coule de l'arbre, goutte à goutte.
|
|
L'acériculteur ramasse toute cette eau dans un tonneau.
Un gros traîneau tiré par un cheval ou un tracteur
transporte le précieux liquide jusqu'à la cabane.
|
|
Dans les érablières plus modernes, des
tuyaux de plastique appelés tubulures sont reliés et l'eau d'érable
coule jusqu'à un grand réservoir situé près
de la cabane à sucre.
|
|
Cette eau est ensuite bouillie
très fort et très longtemps dans d'immenses
bouilloires placées sur un poêle très long: l'évaporateur. Une grande partie de l'eau s'évapore.
Le liquide se condense et s'épaissit pour devenir
du sirop d'érable, de la tire, du sucre mou puis du sucre
dur, selon le temps de cuisson plus ou moins long.
|
|
À l'intérieur de la cabane, un feu de bois d'érable
chauffe les énormes bouilloires.
Ça sent très bon
et c'est beau cette grosse vapeur qui s'échappe
à l'extérieur par le halevapeur, une immense lucarne! Dans un coin,
il y a la cordée de bois sec et le grand tisonnier.
|
|
Après le dîner qui se termine par la trempette,
il y a la fête à la tire tant attendue. Avec l'épuisette,
le sucrier étale de la belle tire dorée sur la neige. Chacun des invités en recueille un peu sur sa palette
et s'en régale.
|
|
Quand on revient à la maison , on est très content
et on a plein de choses à raconter. Vivent les produits de l'érable: sirop, tire, sucre!
Ils sont savoureux, seuls ou avec du pain,
sur des crêpes ou du gâteau.
|