M.R.C. de la Matawinie
Après les débuts difficiles de Saint-Michel-des-Saints et le peu d'enthousiasme des colons à venir s'installer si loin dans la sauvagerie montagneuse, l'abbé Théophile-Stanislas Provost décide de fonder une paroisse auprès du lac Saint-Louis. Cette "halte" abrègerait les voyagements et permettrait de peupler une autre partie de la région de la Mantawa (comme l'appelle le prêtre). Au printemps 1866, il
bâtit un moulin à la décharge du lac Saint-Louis et
une maison-chapelle sur le flanc sud de la colline. Il
appelle cette paroisse naissante Saint-Louis de Mantawa.
Les colons arrivent en grand nombre. Un brûlé, entre
autres, sur une partie du territoire où s'ouvre le rang Sainte-Louise,
attire les premiers défricheurs. En 1870, c'est
l'érection canonique de la paroisse qui s'appelle
Saint-Zénon, du nom d'un officier de l'armée romaine
d'Afrique du Nord, martyrisé avec ses compagnons
convertis au christianisme.
Vue du village après quelques années de vie Le village a été jusque dans les années 1950, un véritable village de colonisation, tourné presqu'exclusivement vers l'exploitaiton forestière. Presque tous (ou tous) les hommes sont au chantier de septembre à avril, certains ne revenant même pas dans leur famille aux Fêtes. Depuis la fin des années 1950, le village cherche une orientation nouvelle. Mais la forêt demeure dans la vie quotidienne des gens, ne serait-ce que par la proximité des parcs et des zones d'exploitation contrôlées (Z.E.C.). Toutes les activités estivales et hivernales sont liées au bois et à l'eau; chasse, pêche, motoneige, entretien des parcs, bûchage, etc. Il y aurait 200 lacs dans les limites de la municipalité!
Ernestine Valade est née au début du 20e siècle dans une famille nombreuse qui habitait une île du lac Clair. Son père était prospecteur et trafiquant de fourrures. À quatorze ans, ayant passé beaucoup plus de temps à courir le bois qu'à étudier à l'école, Ernestine tua à la carabine les loups dangereux. Sa force peu coutumière - elle soulevait facilement une enclume - devint rapidement renommée. Elle guide les touristes étrangers pendant de nombreuses années dans la région: elle possédait sa propre ligne de trappe. De plus, Ernestine ramenait de ses périples en canot, des dizaines de truites avec lesquelles elle faisait de gigantesques gibelottes. Elle invitait alors tout Saint-Zénon dans sa maison du rang Sainte-Louise. Elle est morte à la fin des années 1960 et son souvenir est devenu légende. Elle est décrite, encore adolescente, par Adolphe Nantel, dans son roman sur la vie des chantiers du lac Clair, À la hache, dont voici un extrait:
Pendant les Fêtes de 1943-44, aux réunions de famille, au magasin général, à la boutique de forge, à la maison de pension, au restaurant, tout le monde parlait de l'établissement d'un organisme comme une caisse pour le financement de maisons, de commerces et toute autre chose. À ce moment-là, il n'y avait, dans la paroisse, qu'une banque qui avait comme réserve d'argent la somme aussi minime que mille dollars. Le commerce du bois débutait vraiment et personne n'avait assez d'argent pour faire des chantiers et scier son bois. En somme, il y avait un manque d'argent liquide chez la plupart des commerçants. Avec quelques citoyens de la paroisse et l'abbé Victor Bérard, plusieurs réunions eurent lieu dans la paroisse et dans les rangs et il fut alors proposé d'inviter l'abbé C.O. Rouleau, propagandiste des Caisses Populaires, de venir expliquer aux messes du dimanche le fonctionnement et la bonne marche des Caisses populaires. L'abbé Charles-O. Rouleau revenait quinze jours plus tard, soit le 26 mars 1944 et une réunion fut tenue dans la sacristie. À 17 h, 53 résidents avaient signé le document de fondation d'une caisse et demandaient l'incorporation d'une caisse à Saint-Zénon. Avec la nomination de tout un groupe de dirigeants, après un mois d'opération, il y avait 111 sociétaires et 7 324 $ en dépôt.
Jusqu'en 1886, où le gouverneur de la Province de Québec en Conseil forma une commission scolaire indépendante de celle de Saint-Michel-des-Saints. Avant les années 1886, Saint-Michel-des-Saints et Saint-Zénon opéraient ensemble de ce côté. En 1880, l'institutrice locale était Mme Ovida Sabourin et elle touchait un salaire de 68 $ par année. Aussi, dans les régistres, nous retrouvons les noms des premiers évaluateurs de la paroisse, soient MM. Aristide Ferland, Onésime Héroux et Didace Thériault. À cette époque, Saint-Zénon faisait encore équipe avec Saint-Michel. Le total de l'évaluation était de 16 441,50 $ et le taux était de 2 cents le 5 $ d'évaluation. Au début, les enfants des deux paroisses ne recevaient d'autre instruction que celle qui les préparait à leur première communion, mais ceci ne fut que pour un certains temps, car quelques années plus tard il y avait des maîtres et des institutrices compétents. De 1886 à 1969, la Commission scolaire a eu son histoire, histoire qui est comparable à toute histoire d'une commission scolaire. Jusque vers les années 1950, il y avait des écoles dans tous les rangs, mais comme en 1951 la population commença à venir habiter au village ou à émigrer vers la ville, les écoles ne servaient plus. C'est alors qu'en 1960, les écoles des arrondissements nos 2, 3, 5, 6 et 7 furent vendues. L'école no 2, au prix de 1500 $, l'école no 3 au prix de 1200 $, celle du rang Saint-Albert, au prix de 225 $, celle du rang Saint-Joseph au prix de 1000 $; et celle de Saint-François 600 $. La première école du rang Saint-Joseph avait été construite par James Champagne en 1906 au prix de 300 $. À compter du 1er juillet 1969, la Commisison scolaire de la paroisse n'existe plus. Elle s'est fusionnée pour former la Commission scolaire l'Érablière qui a pour centre Saint-Félix-de-Valois. Quelques propositions relevées dans les livres des minutes: 1909 - Il est proposé par M. Adélard Rondeau et secondé par M. Willy Marcil, que le poêle de l'école no 3 soit changé de place en le mettant dans la classe. Résolu unanimenent. 1930 - M. Cléophas Rondeau propose que les filles qui viennent à l'école avec des coudes ne soient pas renvoyées de l'école. 1933 - M. Joseph Dénommé propose qu'à l'avenir le salaire des hommes employés par la Commission scolaire soit 15 cents l'heure.
Il y a cent ans, un groupe de colons venaient fonder une paroisse agricole. Pour s'y rendre, il leur fallait monter par le chemin appelé "Chemin Désautels". De ce groupe, on retrouve encore aujourd'hui quelques descendants tels que Lefebvre, Dulac, O'Connor, Rondeau, Champoux, Champagne, Rivest et autres. Ces premiers colons vivèrent pendant plusieurs années la vie communautaire en s'échangeant entr'eux biens et services. En 1895, une fromagerie fut construite pour procurer certains revenus aux colons. En 1897, un cercle agricole est fondé. On rapporte que, dès 1898, un concours sur le revenu de l'industrie laitière est organisé dans la paroisse et le premier gagnant fut monsieur Joseph Rondeau à qui on remit la jolie somme de 1 $. Son troupeau comprenait 11 vaches laitières qui lui avaient donné un revenu de 74,72 $, soit une moyenne de 6,79 $ par vache pour l'année. Le concours fut continué dans les années suivantes jusqu'à la conversion de la fromagerie en beurrerie.
En 1918, un vendeur de "Centrifuge" vint dans la paroisse convaincre les cultivateurs qu'ils n'étaient plus des colons, qu'il était plus profitable pour eux de séparer eux-mêmes le gras du lait à domicile, que ce dernier se conservait plus facilement dans la laiterie, avec de l'eau froide ou dans un puits. De plus, les cultivateurs s'exemptaient de 3 à 4 voyages par semaine à la beurrerie. Le propriétaire de la beurrerie refusa de se plier à leur demande. Des cultivateurs, au nombre de 32, décidèrent de se construire une beurrerie au village croyant faire des économies et alléguant, comme on le pense encore aujourd'hui, que le fabricant faisait trop d'argent aux dépens du producteur. Ce projet fut un vrai fiasco. Les cultivateurs connurent des difficultés, des misères, des mois de procès. L'expérience s'est terminée par une faillite, une perte totale des biens des actionnaires, par l'expatriation de plusieurs familles. Ces difficultés durèrent une dizaine d'années, causant une perte de 40 000 $ à 50 000 $, argent qui avait été gagné péniblement, sou par sou. La dissolution de la beurrerie ou mieux la faillite arrivait en un mauvais temps, celui des années appelées "années noires". Rien ne se vendait. Le porc valait 3 sous la livre, le steak de boeuf valait 4 sous la livre, les autres parties de viande étaient sans valeur sur le marché. Le producteur devait absorber les pertes. La fabricaion du beurre dut nécessairement retourner entre les mains de particuliers qui ont opéré jusqu'en 1943, date de la fondation d'une société coopérative agricole qui se porte acquéreur des deux beurreries et n'en fera opérer qu'une seule. En 1943, la quantité de beurre produit est de 59 179 livres; en 1953, elle est de 37 070; en 1961, elle tombe à 32 025. Cette diminution croissant entraîne, dès 1962, la dissolution et la liquidation de la coopérative et nécessairement la fin de l'industrie laitière dans la paroisse. En 1969, la paroisse ne compte plus que 7 cultivateurs dont Marcel Lefebvre, Azarie Rivest, Léonard Saint-Georges, Armand Gouin et Georges-Henri Durand dans l'industrie laitière. Léo Laurence dans l'élevage des porcs et Omer Desroches dans l'élevage des bovins de boucherie.
Les dates indiquées dans le déroulement de l'histoire de l'industrie forestière proviennent de diverses sources et quelques-unes de mémoire d'hommes. Il se peut qu'elles soient imprécises et nous nous en excusons à l'avance. L'exploitation forestière est plus vieille que la paroisse elle-même. C'est la qualité de la forêt qui poussa plusieurs prêtres colonisateurs à installer des colons sur le territoire. Pour eux, une forêt dense et variée semblait être un signe de la fertilité du sol. L'exploitation forestière commença vers 1866 avec les familles "Halls et Baptists" émigrées de l'Angleterre. Vers 1868, ces compagnies coupaient du pin et de la grosse épinette. Le bois était flotté jusqu'à Trois-Rivières où se trouvait leur moulin. Une fois préparé, elles l'expédiaient en Angleterre pour la construction de vaisseaux. Au début de la paroisse, un premier moulin pour la préparation de bois de charpente et de bardeaux fut construit. Ce moulin existe encore mais n'est plus en opération. Plus tard, un deuxième fut construit dans le rang Sainte-Louise par un fils de député du comté, à Ottawa, également ministre des Postes, un monsieur Beausoleil. En plus du moulin à bardeaux et de la scierie, il installa un moulin à farine et à carder la laine, maintenant disparu. Dans les années subséquentes, le village et le rang Sainte-Louise eurent leur propre moulin servant aux mêmes fins: bois de charpente, bardeaux, farine et cardage de la laine. Vers 1889, la Compagnie Laurentide commençait des opérations de coupe dans la région du lac Treffle, du lac Bastien et de la vallée de la rivière Sauvage sur les parties non concédées à des fins de colonisation. Quelques années plus tard, d'autres compagnies, telles que Saint-Maurice Paper, Belgo, Saint-Maurice Vally Corporation, opéraient dans la région de Saint-Michel-des-Saints. Le bois était flotté jusqu'à Grand'Mère et Trois-Rivières et servaient à la fabrication du papier et d'autres produits. De 1921 à 1930, la paroisse fut témoin de vastes opérations forestières de récupération sur les territoires ravagés par le feu des années 1921-22-23, c'est-à-dire dans la région du lac à Poissons, lac du Nord, Stanislaus, la petite Auberge. Au lac Clair, de gros chantiers furent installés par la Cie St-Lawrence, dont l'un était dirigé par M. Romuald Champagne qui enrégimenta tous les jeunes de la paroisse pour la coupe du bois. En 1922, le ministre Perreault, du gouvenement provincial, se rendait à Saint-Zénon pour accorder des droits de coupe sur les lots du rang Saint-Pierre. Par la suite, M. Israël Charettte éleva une scierie destinée à la récupéraiton du bois brûlé. La rentabilité fut médiocre vu que le marché du bois passait par une période difficile. Le mille pieds livré à Saint-Félix, valait de 10 $ à 12 $. Et comme la dépression s'accentuait à la suite de la guerre de 1914-18, le prix du bois descendit aussi bas que 8 $ le mille pieds. Le moulin dût discontinuer ses opérations. À la suite du "Crash" de la bourse en 1929, les compagnies de pulpe et de papier abandonnèrent complètement les opérations forestières dans la région. En 1932, les compagnies ci-haut mentionnées se regroupaient sous le nom de Consolidated Paper et décidaient de vendre des coupes de bois de sciage aux gens de Saint-Zénon. Cette décision de la compagnie amena la formation de chantiers appelés "Petits Chaudrons", nom qui signifie: chantier sans cuisinier. Plusieurs établissements semblables s'installèrent pour la production de bois de construction. La guerre de 1939 entraîna une recrudescence de la demande de bois de construction. Et comme la Compagnie accordait facilement des droits de coupe, on assita à la création d'un grand nombre de camps particuliers dits "Petits Chaudrons". Avec le temps, le progrès fit son chemin. Des camps moins rudimentaires, mieux organisés et plus humains firent leur apparition tels les camps de Champagne, Gouin, Charette et autres. En 1945-46, la production atteignit le sommet de 6 000 000 de pieds de bois de sciage et 600 000 pieds de bois franc qui furent vendus à l'Épiphanie pour la fabrication du "Veneer". Cette saison fut la plus productrice dans l'histoire de la paroisse. En 1945, on assiste à la formation d'un Syndicat forestier. Après avoir obtenu un droit de coupe de la Cie Consolidated Paper, le syndicat, par l'entremise de 4 contracteurs, fait bûcher 400 000 pieds de bois. D'autres chantiers s'ouvrirent également puisque les parties des Cantons Provost et Courcelles comprenaient 245 lots de 100 acres chacun, patentés ou sous billet de location, et 611 lots étaient réservés à la Consoldated Paper. L'abondance de la production fit surgir plusieurs scieries un peu partout dans la paroisse. En 1946, vu que le syndicat forestier ne répondait pas aux attentes des gens, il est transformé en coopérative forestière qui comprenait 60 membres dont 30 cultivateurs. L'autre moitié groupait des journaliers et hommes de divers métiers. La Compagnie concéda à la coopérative un droit de coupe d'un million de pieds de bois par année, droit que la coopérative conserva jusqu'en 1954. Avec la naissance de la coopérative, on voit apparaître le moulin de préparation de bois de M. Arthur Charette. En 1947-48, la production du bois demeure stable quoique moindre que celle de 1946 qui fut la plus considérable. Dans le rang Sainte-Louise, M. Joseph Charette commence la préparation de bois de construction à sa scierie. En 1949, les paroisses de Saint-Michel et Saint-Ignace entreprennent des coupes sur les terrains, en bordure du lac Toro. Plusieurs personnes deviennent commerçants de bois et la centralisation du commerce se fait à Saint-Zénon. C'est alors que M. Joseph Charette construisit un moulin de préparation au village de Saint-Zénon. En 1952, les paroisses avoisinantes augmentent leur production de bois. MM. Armand Rivest et Philippe Lachance décident donc à leur tour de construire leur moulin de préparation. Malgré une diminution de production dans la paroisse, causée par l'affectation de la main-d'oeuvre aux scieries, l'emploi et les taux de salaires demeurent les mêmes. En 1955, on assiste à la fin de la coopérative forestière. La Compagnie Consolidated refuse de renouveler les droits de coupe et les terres à bois sont assez épuisées. En conséquence, quelques moulins à scie sont dans l'obligation de fermer leurs portes tout en espérant que d'autres beaux jours viendront. De 1956 à 1960, la production ne cesse de diminuer chaque année; chantiers et moulins à scie congédient du personnel et font taire le bruit des moteurs. En 1961, un nouvel essai est tenté, celui de la formation d'une coopérative forestière pour la production de pitounes de 4 pieds, bois destiné à la Consolidated. Des permis de coupe dans les essences de bois franc et de tremble sont obtenus de la compagnie. Cette production ne pouvait favoriser les moulins de préparation qui durent définitivement fermer leurs portes. La population sans travail, malaise déjà senti depuis quelques années, continuait de plus en plus à chercher un gagne-pain sous d'autres cieux. En 1962, M. Fernand Durand obtient un permis pour la production de bois de fuseau. Ce moulin opère encore en 1969 sur une période de 8 mois, emploie une quizaine d'hommes et produit 500 000 pieds de barreaux annuellement. Entre 1963 et 1966, surgit à Saint-Michel une nouvelle industrie, la Northwood Lumber, qui réussit par des pressions là où elles peuvent s'exercer, à faire liquider les quelques moulins qui restaient en fonction dans la paroisse. De 1966 à 1969, aucune opération, sauf le moulin de Fernand Durand. Au début de la saison 1969, M. Raymond Racine décide d'ouvrir le moulin à scie de Rivest et Lachance. Près de 400 000 pieds de bois bûché sur des lots avoisinant le village ont été préparés au cours de la saison, fournissant de l'emploi à quelques hommes. En 1969, ceux qui veulent travailler dans le bois se rendent à Saint-Michel, Saint-Guillaume Nord, au dépôt Cyprès ou au moulin de Fernand Durand.
Tout d'abord, il faut dire que Saint-Zénon fut fondé en 1870, à la suite de Saint-Michel qui l'avait été en 1863. Cependant, de 1870 à 1886, nous ne connaissons pas grand chose sur la mission de Saint-Zénon, mais il semble bien que ce soient les curés de Saint-Michel-des-Saints qui venaient desservir la petite mission de Saint-Zénon durant ces quelques années.
En quelle année au juste fut construite la première chapelle de la paroisse, on l'ignore mais, ce qui est certain, c'est que cette chapelle était située vis-à-vis la demeure de M. Cyprien Archambault, plus tard occupée par la famille Joseph St-Georges. Cette maison fut ensuite vendue par succession au gendre de M. St-Georges, M. Wilfrid Barthe. Cette maison fut démolie en 1954 pour les besoins de la voirie provinciale et remplacée par une nouvelle. Cette chapelle, maisonnette d'environ 20 pieds par 22 pieds, fut en usage jusque vers la fin de 1886. C'est à ce moment que le presbytère actuel fut construit et ce dernier servit de chapelle durant plusieurs années.
Le presbytère actuel date de 1886, il servait en même temps de chapelle. Le curé logeait au premier et le Bon Dieu au deuxième. Il va sans dire que le presbytère de 1886 a subi des transformations mais le cadre de l'immeuble demeure sensiblement le même. Voici ce qu'en dit le deuxième curé, M. Joseph Gaudet, à son arrivée le 28 septembre 1886:
En 1887, M. le curé F. Mondor de Saint-Michel et M. Alexandre Ménard, cultivateur, aussi de Saint-Michel, après avoir été nommés par Mgr Fabre comme arbitres experts pour faire l'estimation des chapelle, presbytère et dépendances de la dite mission de Saint-Zénon, firent le rapport suivant à Son Excellence:
C'est à ce moment que les régistres de la paroisse s'ouvrent avec le curé Joseph Gaudet. M. Gaudet note qu'à son arrivée le nombre de familles s'élève à 25 plus un veuf et un homme. La population totale en 1887 est de 153, dont 89 communiants. Les régistres s'ouvrent et les trois premiers actes en date sont: pour un baptême, soit le 30 janviers 1887, il s'agit de J. Henry Adam St-à-Cousse; pour un mariage, soit le 8 février, celui de Henry Sarrazin et de Philomène Rocheleau, tandis que pour la première sépulture, il s'agirait de J.-Baptiste Sirois, âgé de 7 ans, fils de Dina Plante et d'Olivier Sirois. D'après les régistres, la première sépulture serait le jeune Sirois, mais M. Gaudet note dans son cahier-journal que le premier enterrement serait M. Deslauriers, le deuxième, M. Béland et le troisième l'enfant Sirois. Mais en faisant des recherches dans les régistres de Saint-Michel, nous trouvons que la première sépulture ou mortalité à Saint-Zénon fut (Anonyme) O'Connor, inhumé à Saint-Michel le 5 décembre 1870, enfant de Thomas O'Connor et de Caroline McCarthy de la mission de Saint-Zénon. Par contre, le premier mariage serait l'union de Georges Noval et d'Élisabeth O'Connor, fille de Gilbert O'Connor de la mission de Saint-Zénon, le 24 avril 1871. D'autre part, le premier baptême serait: Marie, Amanda Abbott, née le 3 décembre 1870 et baptisée le 6 décembre, enfant de C. Abbott et Aurélie Sarrazin. Le deuxième baptême, soit le 9 novembre 1871, était celui de l'enfant de Guillaume Dulac et d'Élise Lippé, baptisé Hélisé, Aldéric. Aussi, nous découvrons que les curés desservants de 1870 à 1886 furent:
En 1914, c'est la bénédiction et consécration des cloches par Mgr Fabre, évêque de Joliette. La première (sol) fut bénie sous le vocable des saints Pie, Alfred et Guillaume, ceci en l'honneur du pape régnant, du premier évêque de Joliette et l'évêque actuel. La deuxième, sous le vocable des saints Lucien, Placide, Hildège, Viateur, patrons de quatre curés de la paroisse; elle évoluait le (si). La troisième (ré) sous le vocable des saints Zénon, Adélard et Zéphirin, patrons de la paroisse, du maire actuel et de son prédécesseur. Ces cloches ont été fabriquées en France, plus exactement à Annecy, à la fonderie Paccard. Elles ont été achetées par le curé Viateur Ducharme avec le concours des paroissiens et de plusieurs bienfaiteurs. Le coût des cloches fut de 1650,66 $. En 1923, Mgr Fabre, en visite pastorale, souligne l'établissement de nouveaux bancs dans l'église. En 1923, il félicite les paroissiens pour les trois superbes autels qui viennent embellir leur église. En 1948, d'importants travaux d'isolation furent entrepris et faits à l'église et au presbytère; aussi on rénova le système d'éclairage. En 1949, on érigea les stations d'un chemin de la croix données par les paroissiens et, en 1951, l'église prend un tout autre aspect grâce à la pierre artificielle (Perma-stone) qui la couvrit.
En 1945, le sacristain Joseph Lefebvre, ayant donné sa démission au printemps 1944 après 17 ans de service, fut remplacé temporairement par M. Rosaire Vigeant, puis Victorien Boisvert et Mathias Champagne. Avec ces fréquents changements de sacristains, M. le curé Bérard eut recours à son cousin, l'abbé Wilfrid Bérard, vicaire à Saint-Liguori, qui lui conseilla Réginald Lachapelle; il fallait un logis, ce dernier arriva au mois d'avril et demeura au presbytère jusqu'à l'été où M. Henri Gouin donna pour la mission un lot de son terrain pour loger le bédeau. Un droit de coupe fut accordé par la Consolidated Paper, bois coupé et préparé aussi par M. Henri Gouin. Le contremaître de la construction fut M. Romuald Champagne. La maison fut vendue en 1968 à M. Amédée Charette, sacristain actuel de la paroisse.
La première école de la paroisse était située sur le grand rang, à mi-chemin environ entre chez M. Léo Lefebvre, un résident d'été, et la maison de M. Henri Baril. Le titulaire de cette école était un maître, M. Sévérin Lachance (père de Joseph), originaire de Saint-Jean-de-Matha. Ses honoraires étaient de 60 $ par année et il devait se nourrir et se chauffer. Plus tard, vers 1904, on bâtit une nouvelle école. Mais comme la population augmentait toujours, cette deuxième école était devenue trop petite. C'est alors que surgit le projet de faire venir les religieuses. C'est ainsi qu'on peut lire l'ordonnance de Mgr Fabre lors de sa visite pastorale en 1919:
Le couvent actuel fut donc construit en 1918. C'est M. le curé Viateur Ducharme qui fit bâtir ce couvent et nous notons dans les archives du couvent: "qu'il le fit par sa seule industrie, ne laissant aucune dette à la paroisse." Le nom du couvent est Saint-Viateur en l'honneur du curé Viateur Ducharme.
Comme la population rurale émigre vers les villes, la population des rangs tend à s'établir au village. De 1941 à 1951 le village a doublé, et les problèmes de l'enseignement recommencent. C'est alors qu'on songe à construire un collège dirigé par un maître laïc. Ce projet s'est réalisé en 1951 et à ce moment le collège logeait une cinquantaine de garçons dirigés par un maître et une institutrice et divisés en deux classes. Le premier titulaire de ce collège fut M. D'arcy Gendron qui le dirigea durant deux ans, et le deuxième M. Florian Champagne, tous deux aidés par Mme Anselme Saint-Georges, pour les petits. La paroisse comptait à cette époque huit écoles dans les rangs. Celle du Lac à Poisson était fermée à ce moment depuis quelques années et d'ailleurs elle fut mise en vente en 1955 après le départ du dernier citoyen, M. Napoléon Cantara et sa famille. Aujourd'hui, cette école sert de chapelle pour les résidents d'été du Lac à Poisson. C'est à l'automne 1954 que le nombre toujours croissant d'élèves obligea les autorités scolaires à faire une classe de plus dans le couvent; elle fut aménagée dans le grenier, avec fenêtres du côté sud. Durant ce temps, on y fit la classe dans la salle de M. le curé Bérard, aujourd'hui convertie en maison par M. René Durand et achetée en 1968 par M. André Gilbert.
C'est en 1921 que ce règlement fut passé par les citoyens de la paroisse. Par contre, ce n'est pas sans misère que ce règlement dura quelque quarante ans. Dès 1926, on voulut casser ce règlement mais M. le curé Lamarche invita tous les citoyens à voter contre et le 20 avril de la même année, la majorité des citoyens avaient écouté leur bon curé et avaient voté contre le règlement de prohibition. Pour son maintien jusqu'en 1960, tous les curés ont eu à lutter fort contre ceux qui voulaient la fin de ce règlement.
Voici certains faits qui se sont passés dans les débuts de la paroisse:
Les premiers confirmés dans la paroisse le furent le 14 juin 1888 par Mgr E. C. Fabre dans la chapelle de Saint-Zénon. La moyenne d'âge des enfants était d'environ 14 ans. Le siècle a débuté par le mariage de Ulric Gouin et de Eugénie Dulac et par le baptême d'Eva Champoux (Esdras) le 11 janvier 1900, mariée plus tard à Joseph Durand le 21 avril 1924.
Dans les années 1895 à 1910 environ, en lisant les régistres, nous pouvons remarquer que le taux de mortalité est assez élevé et ce qui est le plus frappant, c'est naturellement le bas âge des gens. Par exemple, la moyenne de la mortablité des gens pour l'année 1897 est de 11 mois et quelques jours.
Le premier moulin avait:
Mais après le feu, le coût était trop élevé pour reconstruire un moulin identique au premier. On reconstruit seulement la grande scie, le moulin à bardeau et la moulange qui avait peu de valeur parce que trop abîmée lors de l'incendie de 1915. En 1917, M. Adélard Rondeau a pris possession du moulin, l'a gardé 4 ans et ensuite l'a vendu, en 1921, à M. Moïse Rondeau, qui avait comme employé M. Joseph Godfroy. Au cours des années suivantes, le moulin changea de mains et voici les propriétaires: M. Léopold Rondeau, Joseph Charette, Laurent Belleville et Gérad Charette qui le vendit pour la ferraille.
Avant l'apparition du premier téléphone à Saint-Zénon, il fallait parcourir l'interminable trajet en voiture jusqu'à Sainte-Émélie-de-l'Énergie pour aller chercher le médecin, le docteur Paul Allaire. La première téléphoniste à Saint-Zénon fut Mme Joseph Marcil qui évoquait avec émotion ce souvenir du temps jadis.
Les travaux ont débuté; ce fut Siméon Champagne et son fils Romuald qui montèrent la ligne entre Sainte-Émélie et Saint-Zénon, l'arrivée du premier téléphone au magasin général de Willie Marcil, en face de l'église, apporta une activité nouvelle au village. Comme la plupart des marchands faisaient affaire à Saint-Félix, ils trouvèrent dans le téléphone un mode de communication plus rapide que par la poste ou la voiture. En 1906, Joseph Marcil acheta l'établissement de son frère Willie, et Rébecca, son épouse, prit la responsabilité du bureau téléphonique. Même si à cette époque il n'y avait que deux abonnés, soit M. Viateur Ducharme, curé, et l'hôtellier, M. Antoine Benoît, Mme Marcil disait que le travail de téléphoniste occupait toutes ses journées. Selon Mme Marcil, à cette époque encore, l'invention du Bell était une nouveauté, c'était toute une aventure que de loger un appel, soit à Joliette ou à Saint-Michel et que souvent elle était obligée de venir en aide aux personnes. Voici quelques dates où des changemens se sont produits.
Il y avait déjà 80 familles résidentes sur le Territoire de la Mantawa au début de l'année 1870. Elles se trouvaient sans communications postales et par conséquent, bien éloignées du reste du pays à ce moment-là. Une requête fut alors signée par 72 pétitionnaires et présentée dans le mois de janvier au maître-général des postes.
Un bureau de poste vers 1904 Après plusieurs correspondances avec le département des postes à Ottawa, cette demande fut enfin prise en considération, puis accordée dans le cours du mois de mai, la même année. Le 20 juin 1870, l'abbé T. S. Prévost reçut l'ordre d'Ottawa d'aller installer des bureaux de poste dans les endroits mentionnés, soit Sainte-Émélie-de-l'Énergie, Saint-Zénon et Saint-Michel-des-Saints. M. l'abbé Prévost prit tout de suite un engagement avec un courrier de Saint-Jean-de-Matha qui accepta de transporter la poste une fois par semaine, moyennant une somme minime que l'inspecteur s'empressa de ratifier. Les courriers commencèrent leur voyage le 1er août 1870.
Au début de la colonie, le prix des terres était modique dans toute la région de la Matawinie. Il n'est que 30 cents par acre. Il est donc de 30 piastres pour un lot de cent acres. Le colon n'était pas tenu de payer tout le prix comptant, on n'exigeait de lui qu'un cinquième de la somme totale, soit 6 $. C'est à l'agent des terres de Joliette, M. J. A. Archambault, que le colon devait s'adresser pour acheter un lopin de terre.
Immédiatement en bordure de la plate-forme laurentienne, apparaissent les premiers dépôts de till glaciaire. Le flanc des collines dans ce secteur présente une pente relativement douce où se sont accrochés les débris glaciaires. L'amoncellement de ces matérieux hétéroclites, dont l'ensemble est constitué d'un mélange de sable, limon, argile et fragments de cailloux anguleux, a été abondoné tel quel par les glaciers. Ainsi adossé aux sallies rocheuses, le till glaciaire ne semble pas avoir épousé de formes définies. Les glaciers semblent l'avoir abandonné à tout hasard sur le versant des collines et un peu partout dans une dédale de vallées et de bas-fonds. Rarement pouvons-nous identifier dans ce secteur une moraine frontale, latérale ou un drumlin typique. Généralement, le till présente une masse informe très cohérente et assez dure. Les cailloux anguleux encastrés dans cette masse sont parfois très gros et proviennent surtout de formations ignées et métamorphiques. Ces dépôts ont donné naissance à la série appartenant au groupe gémétique des podzols.
Il y a 2508 acres de loam sableux à Saint-Zénon. Les sols développés sur le loam de Saint-Zénon occupent la vallée de la Kiagamac, près de Saint-Zénon. Cette vallée profonde et très découpée est jalonnée de terrasses et de deltas formés d'alluvions très ravinées. Cette topographie accidentée confère aux sols un bon drainage sans être excessif. L'altitude moyenne de la vallée est de 1400 pieds, tandis que les collines qui en forment les cadres peuvent atteindre et même dépasser 2000 pieds d'altitude. Le profil de ce sol est bien développé et le sableux de tout le profil repose sur un subtratum sableux. Ce dépôt de sable est très épais et bien lité. Les sols constituent, avec ceux de la série Saint-Michel, les seuls propres à la culture dans la région. Ils sont presque tous déboisés et du fait, fortement exposés à l'érosion.
Le tourisme n'est pas une chose nouvelle dans la région de Saint-Zénon, car dès les années 1930, voici ce que Mgr Papineau, évêque de Joliette, disait:
Il ne faut pas oublier que le tourisme est une des principales richesses de la paroissse. Ce qui attire principalement le tourisme est sans doute le paysage du nord, car Saint-Zénon est situé au milieu des Laurentides.
1870 - Fondation de la Colonie de Saint-Zénon 1886 - Arrivée du premier curé résident dans la mission de Saint-Zénon, soit l'abbé Joseph Gaudet 1896 - Ouverture officielle des régistres du Conseil Municipal de la paroisse. Le salaire du secrétaire-trésorier était de 25 $ et il devait fournir le local et l'encre 1897 - Règlement no 4: Il consistait à obliger tous les colporteurs à prendre une licence du Conseil pour vendre dans les limites de la paroisse (3 mai 1897) 1900 - Une demande de la Compagnie Laurentide Pulp Co. qui consistait à faire les travaux nécessaires aux ponts du Crique Bastien et celui de la rivière Sauvage afin de ne pas nuire au flottage des billots pour le printemps suivant 1903 - Règlement no 12, afin de rendre obligatoire la vaccination ou la revaccination de toutes les personnes de la municipalité de Saint-Zénon, le 2 février 1903 1907 - Construction du pont dans le rang Saint-Albert au coût de 27,39 $ 1910 - La célèvre année des l'élection des chemins croches... Il y avait 4 candidats qui se présentaient, soit Hector Champagne, Willy Marcil, Alexandre Lefebvre et Adélard Rondeau. Chose intéressante, c'est que l'élection durait 2 jours Il est promis par le Conseil municipal la somme de 5000 $ à toutes les compagnies qui feraient un chemin passant dans les limites de la paroisse 1919 - On parle d'ouvrir un chemin entre la rivière Mattawin et Parent, car ceci permettrait d'ouvrir plusieurs nouvelles paroisses. Ceci apporta une résolution qui fut envoyée au gouvernement, faisant la demande qu'une voie ferrée soit construite de Montréal à Joliette et qu'elle passe par la Matavisie et ceci le 24 mars 1919 1920 - Construction du pont de Sainte-Louise, au prix de 44,50 $. 1921 - Règlement no 35, prohibant la vente des liquers spiritueuses, le 15 juin 1921. 1928 - Construction du pont de la rivière des Pins Rouges. 1931 - Reconstruction des ponts de la rivière des Pins Rouges et rivière Saugave. 1932 - Vote pour la loi de prohibition. Résultats: Contre la licence: 66; pour la licence: 43. 1935 - Demande à la Commission des Services publics pour la construction d'un aqueduc municipal. 1939 - Une demande a été adressée à la Shawinigan Water and Power pour qu'une ligne d'électricité soit construite pour desservir les gens qui demeurent sur le chemin principal. Règlement pour qu'aucune personne ne circule en costume de bain sous peine de risque d'être arrêtée et traduite devant les juges de paix. Début de la guerre: Le représentant de Saint-Zénon, M. Roméard Rocheleau qui servit au Canada, en Angleterre et en France. 1942 - Une proposition au Conseil fut faite en ce sens que M. Amédée Charette ne soit pas appelé par le Conseil de Guerre, car il opérait la manufacture de M. Dominique Charette et par le départ de M. Charette, les opérations seraient retardées, opérations forestières et aussi celles de l'agriculture. 1943 - Résolution demandant qu'un citoyen ait le droit d'acheter une auto-neige pour faire le transport des citoyens de Saint-Félix, Saint-Zénon, trois fois par semaine, car l'hiver les autobus ne fonctionnaient pas. 1945 - Résolution demandant à la province pour qu'il y ait un médecin dans la municipalité de Saint-Zénon ou Saint-Michel. 1948 - Résolution accordant à MM. Alcide Marcil, Henri Gouin, Fernand Laporte, Emmanuel Rondeau, le droit de creuser un aqueduc municipal. Construction d'un pont sur la rivière Saint-Louis, dans le 5e rang, au coût de 1000 $. Résolution pour qu'il y ait à l'avenir 15 lumières pour éclairer la municipalité. 1951 - Le gouvernement provincial pose la première couche d'asphalte sur la route 43, entre Saint-Zénon et Saint-Michel. 1952 - Demande d'octroi pour achat et installation d'un système de protection contre l'incendie. 1959 - Le règlement du couvre-feu entre en vigueur le 3 avril 1959. Ce règlement consistait à ce que tous les enfants en bas de 15 ans soient dans la demeure de leurs parents après 21 h. Construction du pont Saint-Louis. 1963 - Système communautaire de télévision installé par Fernand Rondeau. 1964 - Le règlement 9-A a été approuvé par la population de Saint-Zénon, permettant la vente de boissons alcooliques dans les limites de la municipalité, soit le 3 août 1964. 1965, 66, 67, 68 et 69 - Revêtement d'asphalte dans les rues du village. Préparation du centenaire.
Le Rang de l'Arnouche.- (rang Saint-Albert) provient sans doute de "la Renouche". On ne connaît pas l'origine de ce nom. L'origine du nom rang Péningue (rang Saint-Joseph) n'est pas connu. Il est à noter qu'il existe un rang du même nom à Sainte-Élisabeth dont on ne connaît pas non plus l'origine. Trois hypothèses s'offrent à nous:
Le rang de la Graine est une référence grivoise (c'est très rare en toponymie québecoise) aux organes génitaux des chevaux qui descendaient le rang (Saint-Pierre) aux pentes raides avec des traîneaux lourdement chargés de bois. "Le cheval n'arrêtera jamais avec sa graine!" Ces trois toponymes en usage ne sont malheureusement pas encore officialisés. Personne ne les appelle autrement mais, à leur entrée, une plaque les identifie respectivement comme Saint-Albert, Saint-Joseph et Saint-Pierre.
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