Ls-Philippe Carrier et Régina Bégin: (6)
famille et ancêtres de Philippe

Barbe Halley, épouse de Jean Carrier, fut la première ancêtre de Philippe Carrier née au Québec. Barbe et Jean se sont connus chez les Hospitalières de l'Hôtel-Dieu de Québec. Cette histoire mérite d'être connue. Je suis donc allé aux sources pour bien me renseigner. La version de l'Institut Drouin, que je place au début, est incomplète et contient quelques erreurs.

UNE PETITE POSSEDEE DU DEMON ANCETRE D'UNE GRANDE FAMILLE LEVISIENNE

Jean Carrier, l'un de vos ancêtres, était originaire de Saint- Georges-des Costeaux, en Saintonge. Venu au Pays vers 1665, il prit du service chez les Hospitalières de Québec.(1) A cette époque,ces Dames hébergeaient une pauvre enfant du nom de Barbe Hallay, fille du premier colon de ce nom, Jean Halley, de St-Julien du Coudray, Diocèse de Chartres, Beauce, France, ancêtre d'une famille considérable du comté de Lévis, qui était possédée du démon. Après bien des démarches et des séances d'exorcisme, Mgr de Laval, alors évêque de Pétrée et vicaire apostolique de Québec, réussit à chasser de la jeune fille, l'ange infernal.(2) Jean Carrier prit la place. En effet, le 14 novembre 1670 (3), il épousait la jeune Barbe Halley. Et c'est ainsi que fut fondée la famille Carrier, l'une des plus nombreuses qui soient au pays.
En effet, ayant suffisamment défriché son lot de terre, Jean Carrier songea à se marier. Et c'est le 14 novembre 1670, qu'il épouse la jeune Barbe Hallay pour fonder la famille Carrier, l'une des plus nombreuses qui soient au pays.
C'est dans la demeure du père Jean-Baptiste Hallay que les nouveaux époux ont fait dresser leur contrat de mariage par le notaire Duquet, le 27 juillet de la même année. Comme il n'y avait pas encore d'église à la Pointe Lévy, leur mariage eut lieu à Québec.
Le défrichement se faisait lentement. En l681, l'ancêtre n'a que quinze arpents de terre en culture. Tous les travaux se faisaient à la main, ce qui représente une somme de labeur considérable.
De son mariage avec Barbe Hallay, Jean Carrier eut huit enfants: trois fils et cinq filles. Son épouse est décédée à la Pointe Lévy, à l'âge de seulement 51 ans, et fut inhumée à Lévis le l8 juin 1696. Quant à l'ancêtre, il survécut jusqu'en 1716. Il avait 76 ans à son décès. Il repose également dans le cimetière de Lévis.
Bien qu'elle soit surtout concentrée dans le comté de Lévis, la famille Carrier a débordé sur les comtés de Beauce, Lotbinière, Dorchester, Bellechasse, ainsi qu'à Québec, Montréal, dans le bas du fleuve, le comté de Deux-Montagnes et la vallée du Richelieu.
(Institut Drouin, Dictionnaire National des Canadiens Français, partie historique, Tome III, p. 1455.)

(1) D'après les Hospitalières, ce fut chez les Ursulines.

(2) Soeur Françoise Gariepy me confia que Mgr de Laval pratiqua sans succès ces exorcismes chez le sieur de Giffard. C'est sur ses conseils qu'on la transféra chez les Hospitalières.

(3)L'arbre généalogique donne le 4 novembre 1670.


Le 3 Août 1993, J'ai contacté les Hospitalières de St-Augustin. 75, des Remparts, Québec. Une religieuse respectable du nom de Soeur Fr. Gariépy me donna les renseignements suivants. Les faits originaux sont racontés dans la Vie de Catherine de St-Augustin, par le Père Ragueneau, Jésuite, qui était le directeur spirituel de Soeur Catherine qui elle prenait soin de la pauvre Barbe Halley. Dans cette biographie il est question de la possession diabolique de Barbe Halley.

Vous trouverez ci-dessous la transcription de ce texte que Soeur Fr. Gariépy a eu le bonté de me fournir.

Je transcris donc ici ce texte à partir d'un exemplaire original de: La Vie de Mere Catherine de St-Augustin, Religieuse Hospitalière de la Misericorde de Quebec en la nouvelle-France. Composé par le Reverend Pere Paul Ragueneau de la Compagnie de IESVS. Ce livre fut imprimé à Paris chez Florentin Lambert, M. DC. LXXI.

LIVRE TROISIEME
Sa Vie obsedée des Demons, et
possedée de Dieu.

CHAPITRE IV
On luy donne le soin d'une fille possedée.

Vers la fin de l'année 1660, il y avoit à une lieuë de Quebec, chez Monsieur Giffard Seigneur de Beauport, un certain meûnier que l'on a soupçonné avec raison d'étre Sorcier & Magicien: Il fut pendu l'année suivante 1661. à Quebec, pour ses blasphémes horribles qu'il avait prononcez, & pour avoir profané avec mépris les Sacremens de l'Eglise, ayant par une conversion simulée abjuré le Huguenotisme à son arrivée dans le Canada.

C'est à ce malheureux qu'on attribua l'obsession des démons, qui parut dans une jeune fille de 16. ans nommée Barbe Hallay, Servante dudit sieur Giffard, & qui dégenera en possession formée dans le mois de Decembre 1660.

Le lieu de la demeure de cette fille en étoit tellement infesté, que l'on voyoit les pierres voler de tous côtez, jettées par des mains invisibles, sans blesser qui que ce soit, quoy qu'elles passassent au travers d'une vingtaine de personnes , avec un bruit et une force aussi grande, que si elles eussent été poussées d'un puissant bras. On y voyoit journellement des bouleversemens & des tintamarres épouvantables, sans qu'il en parût aucune cause sensible. La seule fille possédée voyoit les démons qui luy apparoissoient sous diverses formes d'hommes, de femmes, d'enfans, de bêtes, & de spectres d'enfer; & qui enfin parlerent par sa bouche, & qui souvent aussi se faisoient entendre d'une voix intelligible, sans qu'ils se servissent des organes de la possedée.

L'on jugea à propos de faire changer de demeure à cette pauvre fille, tantôt en une maison, tantôt en une autre; les démons la suivoient par tout: Enfin on la mit dans une chambre qui joignoit un parloir du Convent des Religieuses Hospitalieres de Quebec; & l'on crut que personne ne seroit plus capable de rendre toutes les charitez necessaires à cette pauvre malade, que la Mere Catherine de saint Augustin qui étoit toûjours en disposition de soulager les affligez. en effet elle en eut un soin digne d'un coeur vrayement Chrétien, & de jour & de nuit. Les démons enrageoient contr'elle des mépris qu'elle faisoit d'eux, & de ce qu'elle leur arrachoit leur proye, étant plus forte pour conserver l'innocence de cette fille possédée, que n'étoit tout l'enfer pour la porter au peché.

Ces malheureux démons ne pouvans pas l'intimider par toutes leurs menaces, tâcherent de la surprendre par leurs ruses, se transformans en Anges de lumiere, pour la jetter dans l'illusion.

Fin de la citation.

Voyez le scan du texte original recopié ci-dessus.

D'après Soeur Fr. Gariépy, ces fait furent connus de toute la colonie à l'époque. Les Hospitalières en parlent encore aujourd'hui. Elles racontent que le meûnier de Monsieur Giffard voulait "épouser" Barbe Hallay et que cette dernière refusait.

Par Raoul Carrier, 4 août 1993.


J'ai de Xavier Carrier une carte mortuaire avec une photo de timbre où il est écrit:
XAVIER CARRIER
Epoux de Célina Bilodeau
Décédé le 12 juillet 1909
A l'âge de 75 ans et 3 mois. (Né en avril 1834).
Veuf de Marie Ferland, il épousa Célina Bilodeau, à St-Isidore, le 5 fév. 1883.

Par Raoul carrier, 9 sept. 1993.




Ci-dessus, signature de Marie Ferland dans le régistre des mariages.

Xavier Carrier et Marie Ferland se sont mariés à St-Isidore le 11 février 1862. Ils eurent trois enfants: Joseph, père de Philippe, Odile et Joséphine.


Odélie Beaudoin et Romuald Coulombe
sont les parents de Marie-Luce Coulombe,
mère de Philippe.

Romuald Coulombe est né en 1842
et est décédé à St-Lambert le 15 mai 1896.















Vers 1900.

Odélie Beaudoin,
grand-mère maternelle de Philippe,
accompagnée de ses enfants.

Odélie est restée veuve durant 38 ans.

Dernière rangée, au centre: Marie-Luce Coulombe mère de Philippe.

Joseph Carrier et Luce Coulombe, parents de Philippe, vers 1892, quelques années avant leur mariage. J'ai reproduit ces photos à partir de photos de tôle. Une photo de tôle, c'est un négatif sur fond noir. Le côté droit est en fait le côté gauche.

À gauche, Joseph et Luce vers 1894. Leur premier enfant.
À droite, vers 1902, la famille compte 5 enfants. À l'arrière: Joseph, Odile et Hélène et à l'avant, Léonie et Aimé.


Vers 1918. Photo de gauche, dernière rangée: Joseph, Wilfrid Guay, Hélène, Aimé, Marie-Léonie, Philippe. À l'avant: Joseph, Herménégilde, Donat, Luce Coulombe. Au milieu, à l'avant: Odile.
Photo de droite: Marie-Léonie qui est décédée de la grippe espagnole, durant l'épidémie.














Vers 1915.

4 générations.

Luce, Odélie, Hélène (Mme Wilfrid Guay)
et le premier de ses enfants.



1928. La plus jeune des enfants, Béatrice, a 18 ans. Ci-dessus, elle est en visite chez Philippe. Elle survécut à tous ses frères et soeurs. Elle est décédée le 19 février 1995. Isidore Bégin, son époux, est décédé le 4 juillet 1998 à l'âge de 91 ans. À droite, Béatrice et Isidore durant les fréquentations. Béatrice m'a confié qu'elle était morte de peur. S'asseoir ainsi sur les genoux de son cavalier, c'était interdit. Elle a dû s'en confesser.



Aimé, ci-dessus, et Donat, frères de Philippe.

Ci-dessus, à gauche, Joseph, le plus vieux des frères de Philippe, vers 1920.
La famille de Joseph comptait 11 enfants.(Photo à droite, vers 1947). Ils résidaient près de St-Agapit.
Les voici, tel qu'identifiés par Johanne, fille de Josaphat, le 2 oct. 1998

X-Sender: b1pghn54@pop1.sympatico.ca
Date: Fri, 02 Oct 1998 08:06:40
To: mephisto@clic.net
From: "J. Carrier & M. Poirier"
Subject: photo de famille

Bonjour Raoul,

J'ai enfin eu la confirmation des personnes qui sont sur la photo de famille de mon père:
1ère rangée en haut: de gauche à droite
. Ida, Rose, Yvette, Josaphat, Gemma, Jeanine et Paul
2ième ranée en bas: de gauche à droite
. Raymond, mon grand-père Joseph, Rosaire, ma grand-mère Mathilda Morin et Noëlla
. entre Raymond et mon grand-père, debout c'est Marie.
Par la même occasion, je tiens à vous dire que je suis allée sur votre site et qu'enfin, j'y ai trouvé beaucoup de choses intéressantes. C'est un site à garder dans son agenda comme référence.

Johanne Carrier

Ci-dessous, photo peu avant le décès de Joseph:
Josaphat à droite et Raymond? debout.

Ci-dessus, Joseph Carrier et Luce coulombe, en avant à droite. On reconnaît à côté d'eux Gemma, en arrière de Gemma, Josaphat et d'autres membres de la famille.



Ci-dessous, vers 1946, Joseph et Luce, avec la fille adoptive de Donat. À droite, épitaphe au cimetière de St-Isidore.


SUITE 6:
Ls-Philippe Carrier et Régina Bégin:
famille et ancêtres de Régina.

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