SUITE 6:
Ci-dessus, vers 1930, Bérénice, Germaine, Julienne et Hélène se font poser. Les robes de coton
fleuri, à la mode de l'époque, volent au vent.
À gauche, durant l'été 1931, les jeunes ont décidé de faire les foins avec le camion de Jos Bégin.
Ce dernier ne fut pas très content de cette initiative. Pamphile est debout sur une aile, Rosaire est assis
sur le devant. Rose? et Julienne sont sur le camion. Remarquez le "crank" pour faire partir
le camion et les portes s'ouvrant vers l'arrière.
Ci-dessus, Réal, en visite chez les Bégin, photographié avec un attelage de chiens.
Tous sont intéressés par la scène. Huguette est en arrière de Réal et Pamphile, je crois, tient les cordeaux.
À gauche, Madeleine, Huguette, Julienne?, Thérèse à l'arrière, en avant de Thérèse, Bérénice? et des amies.
En octobre, les feuilles sont de toutes les couleurs. Régina (en haut à gauche) m'a raconté que pour s'amuser,
elles ont décoré l'auto de feuilles multicolores.
1935
À gauche, le temps des foins chez Jos Bégin.
Tout le monde apporte sa collaboration.
C'est le moment d'une pose avant de décharger le voyage plein jusque par-dessus les ridelles.
À gauche, Huguette, Madeleine et
Jos Bégin qui même lui aussi a un petit chien dans les bras.
Le petit blond devant, c'est Marc Pelchat.
Suivent Pamphile et
Paul-Émile qui tient la bride.
Sur le voyage, Rachèle et Clarisse Gendreau.
Les chapeaux de paille à large bord font fureur à l'époque.
Photo de droite: Les deux plus jeunes de la famille, Huguette et Paul-Émile, sont en avant de Gertrude et de Jos Bégin
Philippe fut un bout de temps maquignon.
Il échangeait des chevaux.
Il se faisait une petit profit, 1$ parfois.
Philippe était un bon dompteur de chevaux.
Il était dur pour ces bêtes qui en retour lui obéissaient.
Une riche anglaise fit une plainte de violence sur les animaux,
contre Philippe.
1934
Départ pour le marché.
Jos Bégin porte toujours sa chaîne en or
et sa montre de poche, à la mode de l'époque.
Rosaire? se demande s'il n'y a rien d'oublié.
Hilaire, qui prend la photo, est le chauffeur
attitré.
En agrandissant, remarquez la charrette et
la grange à l'arrière-plan. Les rayons des roues du camion sont en bois.
Un événement tragique s'est produit au début de l'été 1942, quelques semaines
avant la grande réunion familiale pour les voeux de Bérénice. Hilaire, Régina, Claude, Raoul et Huguette
ont frôlé la mort de près.
(Lors de cette fête, Huguette était encore alitée suite au violent choc psychologique
qu'elle a alors subi.
Elle fit de grands efforts pour paraître sur la photo)
Ce fut à la suite d'une visite à St-Isidore. Hilaire, sous l'effet de la bière, a alors décidé
d'accompagner Philippe pour le retour, ayant je crois appris qu'Irène Vachon, qu'il trouvait de son goût,
était pour se marier avec Anatole Gosselin. Sur la photo: Hilaire, Irène, Jonas, Jos Vachon.
Mais d'après Germaine, dont les jumelles étaient nées le 21 avril, Philippe se serait rendu
à Breakeyville pour lui demander comment elle s'y était prise pour avoir des jumelles!
Au départ de St-Isidore, le lendemain, Philippe étant chaudasse, Délipha Turcotte conduisit l'auto de Philippe.
La nuit précédente, il y avait eu de fortes pluies.
Réal, qui gardait la ferme, trouva les poules noyées dans le poulailler.
Vers la fin de l'après-midi, au pont de St-Étienne inondé, Délipha et Philippe ont pu passer dans quelques pieds d'eau.
Hilaire s'essaie: le moteur étouffe. L'eau monte à vue d'oeil. Il est impossible
d'ouvrir les portes. L'auto est en équilibre au bord de la route.
Philippe surveillait les troncs d'arbre qui auraient pu faire basculer l'auto. Sa grande vigueur physique lui a permis de réussir cet exploit. Il avait de l'eau presque jusqu'aux épaules.
Hilaire et Régina, en avant, (deux personnes corpulentes), récitaient leur chapelet et se préparaient à mourir.
Ils ont décidé de changer de place pour que Régina puisse sortir
la première, Hilaire disant qu'il n'avait pas d'enfants. Il était presque certain que Régina
étant sortie, l'auto se renverserait sous la poussée du courant.
Je me rappelle que
Philippe nous a sauvés, Claude et moi, par la vitre gauche et nous a transportés
chacun notre tour sur ses épaules. Délipha Turcotte et un autre sont venus aider.
Le soir s'en venait vite.
On a fini par trouver un cheval pour transporter Régina et Hilaire. Après avoir réussi enfin à extraire
Régina par la vitre, elle y laissa tous les boutons de sa robe,
ce fut le tour d'Hilaire qui poussa un cri d'effroi lorsque l'auto se souleva au moment de le sortir. Après,
l'auto glissa sous l'eau, à côté du chemin...
Lorsque l'eau se retira, le lendemain matin, les lumières étaient encore allumées.
Hilaire venait de changer d'auto pour un "nouveau modèle". Ce fut une perte totale.
Il ne prit aucune goutte de bière par la suite.
Huguette dit avoir été marquée par cet événement, du domaine de sa santé: problèmes digestifs. Elle affirme qu'on l'a sortie après Régina et qu'il y avait 8 personnes dans l'auto.
Étant alors âgé de 6 ans, je me rappelle presque tous les détails encore aujourd'hui.
Ls-Philippe Carrier et Régina Bégin:
famille et ancêtres de Philippe.