Ancêtres de France

Ancêtre de France. Jacques Bégin possédait une ferme à la rivière Saint-Sauveur, dans la paroisse de Saint-Léonard. Il était marié à Anne Meloque, parfois appelée Diane Meloque.
Jacques et Anne élevèrent quatres enfants connus:
#1. Jean, parrainé par Jean Le Tac le 1er septembre 1624.
#2. Jacques, baptisé le dimanche 17 septembre 1634.
#3. Jeanne, filleule de Nicolas Bégin, le 6 décembre 1636.
#4. Louis, parrainé par Louis Langlois et marrainé par Geneviève Delemare femme de Jean Le Tac, le 28 septembre 1631.

Après le décès de sa femme, Jacques émigra en Nouvelle-France, en compagnie de son fils Louis vers 1654. Le 18 novembre 1655, Jacques obtenait une terre du seigneur de Lauzon au nom de son garçon Louis. Le billet de concession fut versé au minutier du notaire Audouard le 20 du même mois. Mais le 4 octobre 1661, Jacques recevait une concession de 2 arpens de front sur 30 de profondeur dans l'arrière-fief Sainte-Anne, aujourd'hui centre-ville de Lauzon. Il mourut noyé dans les eaux glacées du fleuve Saint-Laurent entre Lauzon et Québec, le 21 octobre 1664.

Extrait de Nos Ancêtres 16,
Par Gérard Lebel,C.Ss.R.
Sainte-Anne-de-Beaupré 1989.

Ancêtre de Nouvelle-France Louis Bégin, baptisé le 28 septembre 1631, à St-Léonard de Honfleur, (Calvados) diocèse de Lisieux, fils de Jacques Bégin et de Diane Meloque. Il se marie à Québec, le 15 octobre 1668, à Jeannne Durand, bapt. 1654, fille de Martin Durand et de Françoise Brunet, de Quimper- Corantin.
(Origine des familles c.-f., p.99, par le R. P. Archange Godbout, o.f.m., Président de la Société Généalogique C.-F.)

Ancêtre direct du Cardinal Bégin. Int. Drouin, Dict. Nat. des C.-F. p.76.

Quimper est dans le diocèse de Cornouailles, Bretagne.

Il vendit la terre acquise par son défunt père le 4 octobre 1661 à Gabriel Lemieux, moyennant la somme de 80 livres tournois. Les deux voisins étaient alors Théodore Sureau et Robert Chartier. Le notaire Duquet parafa cette vente le 22 juillet 1665.

Le père Archange Godbout croit que Louis s'occupa plus de la pêche que de la culture de la terre, parce qu'au recensement de 1667 Louis n'avait que 3 bêtes de bétail et 8 arpens en culture, sur sa concession de 3 arpens sur 40 de profondeur. Cependant, il faut avouer que ses voisins Eustache Lambert et Simon Rochon n'étaient guère plus avancés.

A l'été 1668, Louis était au tournant de ses 37 ans d'âge et toujours célibataire. Il tomba alors en amour avec Jeanne Durand, orphheline de Martin Durand et de Françoise Brunet. Elle n'était alors âgée que de 13 ans. S'il y a eu contrat de mariage, il a été perdu. L'évêque dispensa Louis et Jeanne des trois bans de mariage. Le prêtre qui bénit leur union le 15 octobre 1668, n'a pas signé ni rapporté le nom des témoins. La cérémonie religieuse a peut-être été célébrée par un prêtre missionnaire de passage à la côte de Lauzon ?

La vie de Louis semble avoir été un havre de paix et de tranquilité pendant plus d'un demi-siècle. Deux exceptions cependant doivent être mentionnées.

Le 22 juin 1667, François Becquet, Simon Rochon, Louis Bégin et treize autres habitants de la pointe de Lévy s'étaint plaints au lieutenant civil de Québec du tort que leur avait causé François Bissot et Guillaume Couture en exigeant un chemin public à faire et à entretenir chacun sur leur terre. Le Conseil Souverain mit "leur appel au néant sans amende", le 1er août de la même année. Chacun nettoiera sa portion "comme chose publique" et la clôturera. Il fallut bien se soumettre sans grincher des dents.

Puis, ce ne fut qu'en 1699 que les Bégin avaint dû se fâcher pour obtenir justice. Simon Rochon, un vieil ami avait tué un de leurs cochons par malice ou par erreur... Le litige fut étalé sur le parquet du plus haut tribunal du pays par le huissier Métru et Jeanne Durand. Justice fut rendue. Rochon remettra aux Bégin un cochon pareil à celuy quil a tué ou luy en payera la juste valeur au dire d'Ignace Samson Et Louis Lemieux qui ont vu le Cochon Et aux depens, trois livres. Les témoins, qui avaint vu la victime porcine morte dans le chemin , affirmèrent sous serment qu'elle valloit bien vingt livres.

Le 26 novembre 1676, Louis Bégin, Michel Gautron, dit LaRochelle, et Claude Régnard,-peut-être Claude Renard, dit Deslauriers,- était à l'étude du notaire Becquet de Québec. Les parties confessèrent avoir faict par ensemble le marché accord et convention qui ensuit . Gaitron et Regnard promettent faire du bois de corde pour le compte de Bégin et sur son habitation, du 1er décembre jusqu'au 15 avril. Les cordes de bois auront 8 pieds de long. 4 de hauteur, environ 3 pieds de largeur. Les contractants Michel et Claude recevront 25 sols la corde au fur et mesure quils le livreront. Mais, ils payeront 15 livres par mois chacun pour leur nourriture et logement.

Louis Bégin avait sans doute organisé ce chantier avec l'idée de vendre son bois avec profit au citadins de Québec. Le transporterait-il par traîneau sur la glace? Louis avait ses trucs pour vivre.

Au recensement de 1681, Les Bégins vivent entre les voisins Charles Courtois et Simon Rochon. Ils possèdent 1 fusil, 3 bêtes à cornes et 8 arpens en valeur. Le cheptel vif et la superficie de terre cultivée sont les mêmes qu'en 1667. Quatre enfants entourent la table Bégin. Que faisait-on pour survivre ? C'est ici qu'il faut ouvrir les parenthèses. Il était facile pour tous de pêcher du poisson dans l'eau pure du fleuve, en particulier de l'anguille. Le fusil de chasse servait à abattre le gibier dans les bois, les tourtres, les canards, les outardes et les oies blanches sur le fleuve. Les céréales semées donnaient du cent pour un. Bref, on peut penser que c'était la belle vie.

Pendant longtemps, les résidents de la pointe de Lévy durent traverser le fleuve et se rendre à Québec pour acheter les choses nécessaires à la vie, recevoir les services d'un chirurgien, vendre leurs produits, assister aux offices religieux, etc.

Entre 1659 et 1678, les registres de Notre-Dame de Québec mentionnent 5 fois la présence de Louis Bégin comme parrain d'un enfant et 3 fois comme témoin à un mariage. Ä Saint-Joseph-de-Lauzon, selon le registre, Louis est rapporté 13 fois dans les actes de mariage et de sépulture de ses amis.

Le 11 avril 1690, les habitants de Saint-Joseph eurent leur premier curé en titre, l'abbé Philippe Boucher, huitième enfant du célèbre Pierre Boucher. Louis Bégin et sa femme en 1690, occupaient le 8e banc du côté de l'évangile. Ils en avaient un second du même côté, le deuxième, réservé à leur fils Louis et à Denis Courtois. Guillaume Couture, lui, possédait le 4e du côté de l'épitre.

Sir William Phips, en 1690, à la tête d'une flotte de 32 navires et de 2,000 hommes voulut s'emparer de Québec. Le vaisseau amiral mouilla non loin de la propriété des Bégin. L'on connaît la réponse de Frontenac et le départ en catastrophe des vaisseaux agresseurs. Comme bien d'autres, les Bégin en sortirent quittes au prix d'une vilaine peur.

Génération Durand-Bégin.
Marie-Anne, Marie-Marguerite, Marie-Thérèse, Élisabeth, Louis, Jacques, un anonyme, Jean-Baptiste, Suzanne, Étienne, Charles et Jacques, tels sont les prénoms de cette digne famille Durand-Bégin. Tous naquirent sur le territoire de Saint-Joseph-de-Lauzon. À l'exception des deux premières filles, tous furent baptisés à Lauzon, soit par un missionnaire, soit par le curé du lieu.

Marie-Anne, filleule de Anne Couture le 3 août 1669 à Québec, fut inhumée le 4 octobre 1683. Marie-Thérèse ne vécut guère plus qu'une semaine. Louis, baptisé par l'abbé Thomas Morel le 14 octobre 1678, était au recensement de 1681. Après 1690 on perd sa trace. Son frère Jacques, dont l'acte de baptême se trouve à Cap-Saint-Ignace le 12 février 1682, ne put jouir de la vie que l'espace de six jours d'hiver. Un autre petit Bégin fut ondoyé et inhumé le jour même à Lauzon, le 27 février 1683. Enfin, Charles, né vers 1693, disparaît aux environs de 1714. Ainsi, la moitié de cette famille quitta la vie à son aurore.

Marie-Marguerite, portée par Marguerite Rochon sur les fond baptismaux de Notre-Dame de Québec le 24 juin 1672, épousa Eustache Couture, dit Bellerive, le 7 novembre 1695, lui donna 3 enfants à Beaumont où elle fut ensevelie le 14 décembre 1700. Quant à Élisabeth filleule de Élisabeth de Chavigny, femme d'Étienne Landron, elle devint l'épouse d'Étienne Rochon à la Sainte-Anne de l'année 1693. Elle décéda semble-t-il des suites de ses couches, après la naissance de sa fille Suzanne, en décembre 1695. Louise Carrier conquit le coeur de J-B. Bégin, le 23 janvier 1714. Seize ans plus tard l'époux décédait laissant à sa fidèle compagne 8 enfants sur les bras. Suzanne unit sa destinée à Laurent Poiré, fils de l.encêtre Laurent et de Geneviève Leclerc. Cette famille présenta 11 sujets à la communauté québécoise. C'est Étienne qui vécut le plus longtemps. Époux de Marie-Geneviève Rochon le 27 mai 1722, père de 9 enfants, il décéda à Lauzon à la mi-décembre 1759. Enfin le cadet Jacques Bégin, filleul de Jacques Samson et de Geneviève Sureau, dit Blondin, alla chercher son amante chez les Rochon en la personne de Geneviève-Charlotte. Leurs 11 enfants grandirent à Lauzon où Jacques fut inhumé le 20 octobre 1756.

Malgré tant de deuils, la troisième génération avait vu fleurir la vie 43 fois.

Louis Bégin s'éteignit à son domicile et fut inhumé, le 26 décembre 1708, dans le cimetière de la pointe de Lévy, situé au nord de l'église actuelle de Saint-Joseph. Louis était mort la veille, jour de Noël. Le curé Philippe Boucher chanta le libéra devant la famille endeuillée et les témoins nommés au registre: Jean-Baptiste Hallé et Charles Carrier.

Extrait de Nos Ancêtres 16
Par Gérard Lebel, C.Ss.R.
Sainte-Anne De Beaupré 1989.

Laurent Bégin /1994.

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